lostb1t avait déjà créé le plugin Gelato pour Jellyfin qui permettait d’intégrer des addons de catalogues et sources Stremio à ce serveur.
Il pousse encore un peu le concept en réécrivant le serveur Jellyfin sous le nom de Remux pour y inclure de très nombreuses sources de lectures vidéo, TV, musique: fichiers locaux, webdav, IPTV, addons Stremio, spotiflac, ytdl etc tout en mixant les sources vidéo.
Et ça prend aussi en charge les catalogues Stremio.
Et c’est bien entendu pleinement compatible avec les clients Jellyfin habituels même s’il a aussi créé un client dédié.
Bref, de quoi se faire un serveur auto-hébergé complet : lecture de fichiers locaux, en WebDav (Usenet, rClone, FTP…), via des addons Stremio, des flux IPTV (Xtream) ou encore via des instances SpotiFlac, Monochrome (plugin Eclipse) et YouTubeDL. Le tout agrémenté de catalogues Stremio.
Le concept est en plein développement et si j’ai pas repéré de bogue, des screens/fonctionnalités vont sans doute évoluer dans un temps proche par rapport à cet article.
Pour l’instant interface et synopsis sont en anglais uniquement. C’est normalement pas un problème en 2026 mais il est logique de préférer du texte FR, suivez ou créez des issues sur GitHub.
L’installation est ultra simple pour le coup :
services:
remux:
image: ghcr.io/lostb1t/remux:nightly
ports:
- 3169:3000
volumes:
- /home/aerya/docker/remux:/data
Mais si l’interface « client » est celle de Jellyfin :

En revanche le Tableau de bord est un autre monde (et écrit en tout petit !!! Prévu pour la génération smartphones…)

Petit point, en passant, sur les statistiques de contenu : plus on ajoute de catalogues Stremio (avec limite haute voire très haute d’items à indexer), plus on ajoute de sources IPTV avec gros catalogues de VoD, plus il est long de tout indexer.
Concernant la musique, les contenus sont créés au fur et à mesure des recherches.
C’est donc plutôt vide quand on commence à installer Remux.
On peut créer plusieurs utilisateurs et leur attribuer des conditions d’accès aux streams et médias

On peut également faire du branding : logos, noms de serveur, vidéos d’introduction avant lecture…


Possibilité de lier un serveur Jellyfin existant et mapping des utilisateurs

Les paramètres permettent d’autoriser ou non la recherche sur l’ensemble des catégories

On retrouve les options classiques de lecture et transcodage

Malgré la sélection des metadatas en FR, qui le sont bien, les synopsis restent en anglais. Issue en cours.
On peut paramétrer ici le nombre d’items à indexer (importer) par catalogue Stremio.

On peut utiliser le streaming BitTorrent via nos sources AIOStreams si nécessaire et configuré dans l’addon Stremio évidemment

Paramètres des délais d’analyse des flux

On peut aussi créer des groupes (filtres) de lecture par résolution et/ou qualité et/ou codec


Et pour le contenu, ce qui reste quand même le plus utile, ça fonctionne sur la base d’addons à activer/configurer. Je ne vais pas tout détailler, il suffit de lire pour savoir ce que c’est.


Voici ceux que j’utilise pour cet article : AIOStreams pour les flux VoD Stremio, Xtream pour un flux IPTV (TV + VoD) et SpotiFlac/Deezer et Monochrome (addon pour Eclipse) pour la musique. IntroDB pour sauter les introductions/crédits et LRCLIB pour les paroles. Et TMDB pour les metadata.






Et donc mon instance AIOStreams qui regroupe catalogues et sources. 2 choses importantes :
– On peut indiquer le nombre max d’items à indexer par catalogue et ça supplante la valeur indiquée dans les options générales de Remux (cf screen plus haut). Attention, plus on en met, plus l’import est long, trèèèès long
– On peut aussi, et je vous le recommande chaudement, assigner des tags aux catalogues. Ces tags permettront de définir des accès, des filtres (groupes) comme vu plus haut mais surtout de créer des catégories de médias pour les clients, comme on va le voir ensuite
Encore une fois, je vous recommande notamment les très pratiques listes MDBLists de JukeBox !
C’est notamment là que je trouve l’interface clairement pas aboutie… Même si on n’y revient pas 50 fois, c’est quand même un point noir.


Au niveau des tâches, automatiques, on peut aussi en déclencher pour importer les contenus ou au contraire tout supprimer

Vient ensuite la configuration du rendu côté client. Pour l’IPTV (la TV), on peut sélectionner tout ou partie des chaînes et les renommer. Prévoir du temps malgré le filtre le recherche ^^

Pour les librairies, c’est plus simple et, je trouve, très complet

On peut renommer les catégories de base (Movies -> Films), changer les vignettes (je vous recommande d’ailleurs acdb.tv et les covers de Nuvio), définir des filtres de tri etc.



Là où ça devient intéressant c’est de créer des Collections basées sur nos fameux tags de catalogues Stremio. Avec du temps, on peut se créer des collections personnalisées comme on l’a par exemple sur Nuvio, qui est l’alternative à Stremio la plus aboutie du moment.
On peut par exemple se créer des collections en mixant les films et séries TV par Studio.

Et on retrouve bien nos collections sur l’accueil de Jellyfin Remux

Je n’arrive cependant pas à changer la vignette de l’IPTV…
Pour la lecture, on peut choisir source/langue/srt comme d’habitude avec Stremio, quand disponibles. J’ai refait mon setup Stremio et utilise mes instances de StreamFusion, WAStream, une privée et également Lumio pour tester. C’est Lumio qui sort à chaque coup avec mes filtres AIOStreams (limite le nombre de streams et liste les plus rapides)


Focus sur la musique

Rechercher une artiste et cliquer sur sa « fiche », liste tous ses albums/EP etc mais surtout les ajoute à la base de données Remux




Il n’y a pas de suggestions d’artistes non ajoutés à Remux. D’où l’utilité éventuelle des listes de lectures Deezer.
Remux est encore jeune mais ce concept, unique si on met de côté l’historique Kodi (coucou !), est très prometteur grâce à ses capacités à regrouper des sources aussi diverses.
J’entends déjà venir une interrogation et 1 critique :
– C’est quoi l’intérêt vs Stremio/Nuvio/Whatever ?
=> Pouvoir lire toutes les sources qu’on souhaite et de la musique, depuis la même application. Et l’auto-hébergement est pour moi source d’indépendance, d’apprentissage et de plaisir.
– Franchement Jellyfin c’est moche vs Plex/Emby !
=> Oui. Bah oui, n’importe quelle personne sans déficience visuelle le voit. Je peux rien répondre d’autre…
Ceci dit on profite heureusement d’une multitude de clients pour Android, AndroidTV, iOS etc. Il est tout de même très rare de lire via Jellyfin Web (même s’il peut se personnaliser à foison, cf tous mes articles à ce sujet).
Exemples de lecteurs vidéo/audio compatibles Jellyfin : Anfiteatro, Wolfin, Dune, Moofin, Plezy, Aetherfin ou encore Jellyfin-TUI pour les barbus, sans oublier tous ceux listés sur le site officiel. Gros +1 pour Feishin pour la musique et Moonfin pour la vidéo.
Et, dernière chose ; je sais que lire n’est plus à la mode, que les tutoriels en vidéo le sont.
Je rédige avant tout pour moi, par plaisir. Je rédige sans l’IA (coucou Discord et Reddit). j’installe vraiment tout ce que je teste, je viens de passer environ 2h30 (+1 pause café) sur cet article par exemple à installer/tester/retester/effacer et recommencer, faire les screens, chercher et sourcer des liens etc. Je n’oblige personne à lire, encore moins à m’apprécier ou me remercier ni ici ni sur GitHub. En revanche j’attends le respect minimal : lire et essayer avant de me poser des questions.
Tout ce que je rédige est pour « noobs », parce que je le suis souvent avant de tester un outil, parce que moi aussi j’ai appris sur le tas, échoué, réessayé.
